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04/02/2016

Différents regards et différentes réalités sur le Volontariat Franco-Allemand


(Traduction allemande en bas // Deutsche Übersetzung unten) 

Patrick Pulsfort, volontaire en VFA

Me voilà installé à Marseille et intégré à l’équipe de l’association Une Terre Culturelle depuis 5 mois. Presque la moitié de mon volontariat s’est déjà passée. C’est aussi le cas pour de nombreux autres jeunes allemands effectuant d’autres missions dans le cadre du Volontariat Franco-Allemand (VFA) partout en France. À cette occasion, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) nous a tous invités dans un château près de la ville de Limoges afin de passer une semaine à échanger et à témoigner de nos expériences très variées.a

Le lieu du séminaire, un ancien château bien isolé du monde rapide, a été propice au repos. Tous les volontaires pouvaient ainsi prendre de l’air frais et retrouver, si nécessaire, un nouvel élan pour leur mission. Moi-même, j’ai été surpris de voir que nos expériences sont tellement différentes alors que nous effectuons tous le même programme.
Château de Ligoure, lieu du séminaire
Certes, le caractère du volontaire joue un rôle important pour l’évolution de sa mission, mais la structure d’accueil doit également être prête à mettre les mains dans la pâte. J’ai été déçu de voir que, même après 5 mois, quelques volontaires n’avaient pas d’autres tâches que de couper des légumes et que leurs collègues ne se souvenaient toujours pas de leurs prénoms. Au cours de ce séminaire, le groupe a mis l’accent sur le fait que le VFA représente un engagement volontaire. D’une part, cela implique que notre bonne volonté au sein de la structure d’accueil soit évidente ; d’autre part, cela implique que nous devons quand même créer la mission à notre goût puisque l’engagement doit être quelque chose qu’on fait volontiers.

Durant la pluvieuse semaine, plusieurs ateliers de développement personnel ont été mis en place par les animateurs de l’OFAJ et par nous-mêmes. Pour souligner l’engagement au profit de la société, nous avons aidé un agriculteur un après-midi à réaliser plusieurs tâches sur sa ferme. Quel énorme gain de temps pour lui ! Il a été très reconnaissant.

Randonnée dans les ruines d'un ancien château
Je suis rentré à Marseille pour les 7 dernier mois de mon VFA. À force d’avoir tellement parlé de l’après volontariat, je n’ai pas encore le sentiment d’être bien rentré. Mes pensées circulent encore autour des amis retrouvés et des futures études en Allemagne.





Unterschiedliche Blicke und Realitäten im Deutsch-Französischen Freiwilligendienst

Seit nunmehr 5 Monaten wohne ich in Marseille und habe mich integriert in das Team vom Verein Une Terre Culturelle. Fast die Hälfte meines Freiwilligendienstes ist somit vorbei. Dies ist auch der Fall von vielen weiteren jungen Deutschen, die überall in Frankreich eine Mission im Rahmen des Deutsch-Französischen Freiwilligendienstes (DFFD) absolvieren.  Zu diesem Anlass hat uns das Deutsch-Französische Jugendwerk  (DFJW) in ein Schloss nahe der Stadt Limoges eingeladen, um uns gemeinsam eine Woche lang über unsere sehr unterschiedlichen Erfahrungen auszutauschen.

Der Seminarort – ein altes Schloss, abgelgen von der schnellen Welt – lud zum Entspannen ein. Alle Freiwilligen konnten somit Frischluft tanken und, falls nötig, neuen Schwung für ihre Mission finden. Ich selbst war überrascht, dass unsere Erfahrungen sich derart unterscheiden, obgleich wir alle das selbe Programm absolvieren.

Natürlich, der Charakter des Freiwilligen spielt eine wichtige Rolle für die Entwicklung seiner Mission, aber die Aufnahmestruktur muss ebenso zum Anpacken bereit sein. Es hat mich enttäuscht zu sehen,  dass selbst nach fünf Monaten einige Freiwilligen keine anderen Aufgaben als Gemüseschneiden haben und dass ihre Kollegen sich noch immer nicht an ihre Vornamen erinnern. Während dieses Seminares hat die Gruppe betont, dass der DFFD für ein freiwilliges Engagement steht. Einerseits bedeutet dies, dass unsere Hilfsbereitschaft in der Aufnahmestruktur selbstverständlich ist; andererseits bedeutet dies, dass wir nichtsdestotrotz unsere Mission nach unserem Geschmack gestalten sollen, da ja Engagement etwas sein sollte, das man gern macht. 

Im Laufe der regnerischen Woche wurden von den Gruppenleitern des DFJW und von uns selbst mehrere Kurse für persönliche Entwicklung veranstaltet. Um das soziale Engagement zu unterstreichen, haben wir an einem Nachmittag einem Bauern bei mehreren Aufgaben auf seinem Hof geholfen. Welch riesige Zeitersparnis für  ihn! Er war sehr dankbar.

Ich bin zurückgekehrt nach Marseille für die sieben letzten Monate meines DFFD. Da wir so viel über die Zeit nach dem Freiwilligendienst gesprochen haben, habe ich noch nicht das Gefühl, wieder richtig zurück zu sein. Meine Gedanken kreisen noch um meine wieder gesehenen Freunde und um mein künftiges Studium in Deutschand.


Patrick Pulsfort