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22/04/2015

Léa Volontaire SVE au Maroc

1- Tu es française d’origine algérienne, de quelle région d’Algérie es-tu ? Parle un peu de cette double nationalité?


Léa : Je suis Algérienne du coté de ma mère. De Tizi Ouzou, en Grande Kabylie, plus exactement de Ait Sidi Amar, un petit village dans la montagne près de Bouzeguène. Le métissage peut être une source de richesse, car connaître une autre culture permet de "comparer" deux points de vue, et donc de prendre plus facilement du recul par rapport aux valeurs inculquées dans l'une ou dans l'autre. Mais finalement, pour résumer ma situation, je me sens surtout méditerranéenne.

 

2- Comment tu as connu UTC? Comment l'idée de faire un volontariat avec UTC t'es venue? Pourquoi UTC et pas une autre asso?

Léa : C'est mon père qui m'a transmis leur annonce pour le SVE. J'aurai 28 ans en juillet et je cherchais à faire un service volontaire pour partir et vivre une nouvelle expérience. Avec UTC, la procédure a été simple et rapide, et tout les frais ont été pris en charge.

3-Tu es en service volontaire à Tanger, au Maroc, un pays différent de là d'où tu viens, comment tu te vois dans cette différence? Comment tu te sens dans cet environnement arabe-musulman et traditionnel?

Léa : Les deux premières semaines n'ont pas été faciles, seule dans la rue je ne me sentais pas du tout à l'aise. Mais ce sentiment a vite disparu, en apprenant à connaître les lieux, et d'une certaine manière la population. Maintenant, je me sens presque chez moi, car dans biens des aspects ce n'est pas si différent de ce que j'aime de Marseille. Ce qui change, c'est par exemple, le fait que beaucoup de femmes n'osent pas aller dans un café de peur que cela nuise à leur réputation. De la même façon, beaucoup voilent leurs cheveux parce qu'il devient difficile de faire différemment des autres. Nulle part sur terre il n'est simple d'être soi-même, sans se soucier du pouvoir des autres. Mais ici, c'est ce qui m'a marqué le plus.

4- Est-ce que le fait d’être d’origine algérienne t’a aidé à t’intégrer, ou pas du tout ?

Léa : C'est plus précisément d'avoir grandi avec cette culture qui m'a aidé. Cela m'a permis d'avoir déjà quelques points communs avec la culture marocaine. Mieux comprendre les us et coutumes, connaître déjà quelques mots, savoir marchander, aller au Hammam, apprécier la musique traditionnelle,… Tout cela participe à faciliter la prise de contact avec les gens.

5- Décris ta mission au Maroc ? Qu'est-ce que tu fais avec l'association Chifae?

Léa : En tant que photographe, j'ai été principalement chargée de la communication de l’association Chifae. Cela signifie que je dois aider l’association à être plus visible, par ses partenaires, et son public. Avant toute chose, je dois donc agrandir le répertoire photographique de l'association, en faire ensuite des publications sur le facebook, que je dois notamment revoir depuis le début. Nous prévoyons d'améliorer le site web et de faire des maquettes d'affiches, flyers… Mais aussi de former les salariés de l’association à la photographie. D'un autre coté, je commence à construire mes futures propositions d'activités, qui mûrissent justement en photographiant et en observant l'impact des activités de Chifae sur la population. Et enfin, comme chaque volontaire d'UTC, je participe à l'élaboration du réseau MER en jouant un rôle dans la communication interne et publique (blog, affiche…).

6- Ton travail à l'air très intéressant, n'est ce pas? Quel est le rôle de l'association Chifae exactement?

Léa : Oui, toutes ces rencontres sont très enrichissantes, et confirment jour après jour mon projet de participer à l'amélioration de la vie de ce quartier, et à la diffusion des bienfaits de cette association. En effet, Chifae vise, à travers un grand nombres d'actions, le développement du quartier Bir Chifae. Cela passe par des formations ayant pour but l'insertion professionnelle, et par des activités culturelles ou artistiques, mais aussi d'ordre écologique, et biens d'autres choses encore…

7- Est ce que tu crois que cette expérience te permettra d'évoluer? Est ce que tu apprends des choses?

Léa : J'ai encore beaucoup à apprendre des rapports humains, et je crois que d'être seule au Maroc est une excellente manière de progresser plus rapidement sur ce plan là, aussi sur la pédagogie. J’espère aussi pouvoir de mieux en mieux communiquer en arabe, et réussir à organiser des activités complémentaires pour les bénéficiaires de l'association.

8- Un dernier mot pour le public qui nous lit à travers notre blog?

J’essaye de tenir un blog photo pour raconter le quotidien de ce service volontaire à Tanger: si vous voulez y faire un tour: http://sve-tanger.blogspot.com/

Interviewée par Amina Kara, volontaire à Marseille.

21/04/2015

Corps-Beaux à la Choza de Trasmulas


Cette semaine à la Choza de Trasmulas, près de Grenade, a été marquée par la devise « là où il y a de la volonté nous construisons des ponts » 


très librement inspiré par le proverbe allemand « Wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ». Nos participant-e-s viennent de Halle en Allemagne (Jeunes en formation de métallurgie), de Pantin et Marseille (Garantie jeunes, Missions Locales) et Grenade en Espagne (Bac en deuxième voie de formation). Pour cette phase de l’échange de jeunes adultes en situation d’insertion professionnelle, l’équipe s’est donnée comme but de travailler notamment sur les compétences de jeunes de travailler en équipes internationales et multilingues à travers des ateliers de création différents. 

- La construction d’un radeau pour traverser une rivière près du village et ainsi permettre aux habitant-e-s du village de se rendre sur leurs terres plus facilement. 


- La mise en scène théâtrale de la thématique « créer des ponts » en se basant sur des émotions que l’on peut partager quand on essaie de se rapprocher de l’Autre et de mieux connaître soi-même. 


- La création des deux vidéos – fictive et documentaire – qui racontent à travers des images, des interviews et une histoire de détective comment les participant-e-s ont créer des ponts interpersonnels. 






Nous avons fait attention d’inclure les habitant-e-s de Trasmuals dans la plupart de nos activités pour permettre aux participant-e-s de profiter de la présence des voisins et des jeunes du village et vice versa. Les participant-e-s ont pu découvrir l’histoire de Trasmulas lors des visites et autour d’une immense Paella avec les plus agé-e-s du village, ont joué au foot et dansé avec les plus jeunes lors d’un après-midi organisé avec les jeunes du village et présenté les résultats de leurs ateliers devant environs 150 personnes (sur un village d’environ 250personnes). 

Cette phase de projet a aussi servi à faire connaître les différentes possibilités de mobilité individuelle – c’est qui a été autant plus facile à expliquer grâce à la présence des trois volontaires en SVE qui ont été présentes pendant toute la semaine pour accompagner et soutenir le groupe. 

Deux visites à Grenade ont introduit et conclut la semaine et ont permis aux participant-e-s de découvrir Grenade à travers des méthodes de décryptage et une visite culturelle de l’Alhambra. 

Ce projet est soutenu par l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, L'EACEA et la Région Ile de France.


Linda, racontes-nous ... ton expérience SVE à Trasmulas, ça se passe comment pour toi ?


Quel est ton parcours jusqu'ici? 

Après avoir obtenu mon bac Littéraire, j'ai été 2 ans de fac de droit. Là, j'ai choisit de m'arrêter en cours d'année pour faire ce SVE en Espagne dans le but de m'améliorer en espagnol et anglais si j'en ai l'occasion. Car je souhaiterai changer de filière pour commencer un BTS tourisme l'année prochaine et ce sont les langues principales dans ce domaine.

Comment as-tu connu UTC et pourquoi as tu choisi cette association pour faire ton SVE?
J'ai connu UTC à la fac en allant faire mon sport (ayant choisi cette option). Il y avait une journée exposition avec toutes les autres associations comme Eurocircle et pleins d'autres encore. Je connaissais déjà tous les autres grâce à mes recherches personnelles. Mais UTC je ne connaissait pas et il s'avère que c'était l'association qui prévoyait un départ pour Grenade. J'ai donc pris les coordonnées et fait le nécessaire.

Avais-tu d'autres motivations que de pouvoir t'améliorer en langue? Deux mois après ton départ, es-tu toujours satisfaite de ton choix de partir en SVE? 
Oui, j'avais envie de partir loin pour un petit moment, histoire de me retrouver et d'oublier mon quotidien. Changer la routine quoi. Et, oui, je suis très satisfaite. Je ne regrette rien, je vis de merveilleuses choses ici et c'est pour moi une très bonne expérience. 

Concrètement que fais tu là-bas ? Peux-tu me raconter ta nouvelle routine d'une semaine par exemple? 


Pour l'instant je travaille tous les jours au siège de l'association, et les mardi et jeudi je donne des cours de danse aux enfants du village. D'autre part, bientôt le mercredi après-midi je m'occuperai des activités sportives.


J'ai aussi participé à une semaine d'échange interculturelle qui s'est déroulée ici a Trasmulas, j'avais pour rôle d'être au près des autres participants en me joignant aux activités et en traduisant également du mieux que je pouvais, l'espagnol en français et inversement.
J'ai adoré cette semaine car cela m'a permis de découvrir de nouvelles personnes, d'autres cultures, et des gens qui pouvais venir de la même ville que moi mais pas du même milieu. Cela m'a également rappelé ma formation d'arrivée concernant les SVE en Espagne. J'ai aussi pu participer au groupe "construction du radeau" et j'étais fière de le voir flotter à la fin de cette semaine.

En quoi consiste la formation des volontaires? Qu'est ce qu'elle t'a apportée?
La formation consiste à nous informer et à nous apprendre ce qu'est exactement un SVE, ce que c'est qu'un Erasmus+, et elle nous a aidé à avoir plus d'idée pour la suite. On a aussi eu un cours sur l'histoire et la culture espagnole.

L'association n'est pas à Grenade même, où est-ce exactement? Que fais l'association pour laquelle tu travailles? Quel est son nom?
Je vis à Trasmulas. En ce moment on est train de construire une auberge de jeunesse (la Chosa) qui accueille par exemple le projet Corps Beaux avec des jeunes de France Allemagne et Espagne. Et l'association s'appelle Intercultural life (www.intercultural-life.com). 

Interviewée par Léa, volontaire en SVE à Tanger - Maroc.


Projet soutenu par l'EACEA

14/04/2015

La Cerise sur le Gâteau / Die Kirsche im Kuchen

Am Sonntag Abend den 01. März ging unser trinationaler Austausch zwischen deutschen, französischen und marokkanischen Schülern und Studenten in die zweite Phase. Bereits letzten Sommer verbrachten sie eine Woche zusammen in Tanger, lernten sich kennen und hatten nach ihren Angaben eine schöne Zeit zusammen. Dementsprechend war die Freude gross, als sie sich nach 6 Monaten wieder sahen, um eine Woche miteinander zu verbringen, diesmal in Marseille. 

Den ersten Abend verbrachten alle zusammen und schauten sich die Fotos vom letzten Austausch an. Da die deutschen und marokkanischen Teilnehmer bereits eine lange Reise hinter sich hatten, ging der Abend jedoch früh zu Ende und man sagte sich gleich nach der Diashow "Gute Nacht", "bonne nuit" und "layla saida".



Dimanche soir 1er mars, la deuxième phase de notre échange de jeunes français-e-s allemand-e-s et marocain-e-s a commencé.
L'été dernier, ils avaient déjà passé une semaine à Tanger ensemble (1ère phase des échanges), ce qui leur avait permis de faire connaissance et de profiter, selon les participants, de beaux moments. Ils étaient donc très heureux de se retrouver une nouvelle semaine ensemble, mais cette fois à Marseille (dans un autre environnement).
Lors de la première soirée, ils-elles se sont regroupé-e-s pour regarder un diaporama du dernier échange. Mais comme les participant-e-s allemand-e-s et marocain-e-s avaient fait de longs voyages, la soirée s'est terminée tôt; et dans les lits et on pouvait entendre : "Gute Nacht", "bonne nuit" et "layla saida".

Am nächsten Morgen bereiteten alle zusammen das Frühstück vor und trafen sich nach einem schnellen Briefing über die Regeln und einer ersten Sprachanimation vor der Herberge, um die Stadt zu entdecken. Zusammen mit einem Stadtplan und den französischen Teilnehmern als Guides ging es auf eine Schnitzeljagd in die Stadt. Vom "Plage de Prado" bis hin zum "Château de Longchamps" durchquerten sie fast ganz Marseille und kamen abends erschöpft, aber zufrieden wieder in der Herberge an. "Wir haben heute so viel gesehen und richtig viel Spass mit den anderen gehabt. Es ist zwar immer wieder schwer sich mit den anderen zu unterhalten, weil wir zwischen den nationalen Gruppen nicht die selbe Sprachen sprechen, aber im Notfall hat es immer wieder geklappt sich Händen und Füssen zu verständigen" meinte einer der deutschen Teilnehmer am Ende bei der Auswertung. "Ich finde die Berge um Marseille herum beeindruckend. Sie wirken so unwirklich zusammen mit der Stadt und sind so gar nicht das, was ich aus Berlin gewohnt bin" bemerkte eine andere deutsche Teilnehmerin am Ende des Tages.


Le lendemain matin, après le petit-déjeuner, tous et toutes se sont rejoints devant l'auberge, et après un briefing sur les règles de vie et une première animation linguistique, les participant-e-s ont découvert la ville (le rallye de la ville), un plan de Marseille à la main et les marseillais-e-s comme guides, le but  étant de découvrir la cité phocéenne.
De la "plage du prado" jusqu'au "palais Longchamps", les participant-e-s ont traversé presque toute la ville de Marseille et sont revenu-e-s le soir fourbu-e-s mais content-e-s. "Nous nous sommes tellement amusé-e-s aujourd'hui avec les autres. Certes il est toujours difficile de se comprendre comme on a pas une langue commune, mais on a communiqué avec les pieds et les mains, ce qui marchait très bien quand le reste ne fonctionnait pas" a estimé une participante allemande à la fin de l'évaluation du jour. "Je trouve les collines autour de Marseille impressionnantes. Elles font l'effet d'être un peu irréelles et en parfaite osmose avec la ville. Je ne suis pas habituée à cela à Berlin" ajoutait une autre. 

Am nächsten Morgen ging es dann in eine andere Herberge, um den ersten Workshop zu veranstalten. Es gab insgesamt 5 Gruppen. Eine kochte zusammen mit unserem Koch Joseph ein Gericht Halal, die nächste drehte einen Stummfilm, eine andere ein Video, die Vierte machte Fotos für einen Fotoroman und die letzte übte eine Tanzperformance ein. So gesehen verbrachten alle den Vormittag in ihren Gruppen und zum Mittagessen gab es dann bereits eine Gruppe, die ihre Resultate für alle vorstellen konnte. Die Kochgruppe hatte ein Gericht mit Saschlikspiessen und Kartoffelgratin vorbereitet, von dem am Ende nichts mehr übrig blieb. Nach dem Mittagessen und einer kleine Pause war ein Nachmittag in der Eishalle Marseilles vorgesehen. Eine Erfahrung, die für alle Marokkaner neu war, weshalb jeder am Ende entweder von den französischen oder den deutschen Teilnehmern auf dem glatten Eis begleitet wurde. Doch nach etwa einer Stunde wackeliger Schritte konnten bereits fast alle auf eigenen Beinen stehen und ihre eigenen Runden drehen.

Le jour suivant, les participant-e-s ont changé d'auberge, plus grande, afin de participer à divers ateliers. Il y avait au total 5 groupes différents : un qui préparait le repas avec le cuisinier "Joseph", un autre qui travaillait sur un film muet, un 3ème sur la production d'une vidéo, le quatrième prenait des photos pour un roman photo, et le dernier préparait une performance de danse. Ainsi tous et toutes ont passé la matinée dans leur groupe. A midi le premier groupe de cuisine a présenté son repas. Au menu: des brochettes de viandes halal et un gratin de pomme de terre. C'était tellement bon qu'il ne restait plus rien à la fin du repas.
Après une petite pause de midi, ils-elles ont passé l'après-midi à la patinoire de Marseille. Une expérience qui était totalement nouvelle pour les marocain-e-s. Au début, ils étaient donc accompagnés et tenus par la main, par les allemands ou par les français, pour les aider à se tenir debout, mais après un moment, ils pouvaient se débrouiller seuls.

Den Mittwoch verbrachten alle zusammen in der grossen Gruppe. Am Vormittag wurden das erst neugebaute Museum "Mucem" und die Notre Dame de la Garde besucht, welche als Wahrzeichen über Marseille prangt. Nachdem die Woche ausschliesslich europäisch gegessen wurde, war es an der Zeit dem Anspruch eines interkulturellem Austauschs gerecht zu werden und marokkanisch essen zu gehen. So wurde in einem solchen Restaurant gegessen und kurz darauf der Weg zum Nachbarschaftszentrum Val Plan Begudes eingeschlagen, wo das von Une Terre Culturelle veranstaltete Forum der Mobilität stattfand. Dort angekommen hatten die Jugendlichen die Chance mit Organisationen aus der Region sich über Möglichkeiten ins Ausland zu gehen zu informieren und Spiele zu spielen, die darauf auszielten das Interesse für das Unbekannte zu wecken. Der Tag klang dann mit einem abendlichen Buffet und Gesprächen unter allen Forumsteilnehmern aus.


Mercredi, les participant-e-s ont passé toute leur journée ensemble. La matinée ils ont visité le "Mucem" en bord de mer, puis Notre Dame de la Garde, l'emblème de la ville.
Pour favoriser l'inter-culturalité de l'échange, les jeunes ont choisi de manger des plats exclusivement marocain dans un restaurant typique, ce qui a permis aux allemands et français de découvrir la cuisine traditionnelle du Maroc, et de changer un peu du rythme culinaire spécialement européen de la semaine.
Après la pause déjeuner, ils-elles sont allé-e-s au centre social Val Plan Bégudes pour le forum de la mobilité organisé par Une Terre Culturelle, a travers lequel les jeunes ont eu l'occasion de s'informer, par les différentes organisations de la région, sur les possibilités de partir à l'étranger, ainsi que de jouer à des jeux qui avaient pour but d'éveiller l'intérêt pour l'inconnu. La journée s'est achevée par un buffet dans la convivialité, et des conversations entre les participants de forum.


Mitte der Woche kam es zur Zwischenauswertung des Austauschs. Jeder der Teilnehmer sollte sich frei darüber äussern, was ihm die letzten Tage bereits gefiel und was nicht, um darauf aufbauend zu einem konstruktiven Gespräch zu kommen. Nachdem man alle Missverständnisse und Problem so gut wie möglich ausgeräumt hatte, ging es in die zweite Runde der Workshops. Es blieb bei den fünf Gruppen und zum Mittagessen gab es wieder die Gerichte der Kochgruppe. Am Nachmittag hatten alle für das erste mal in der Woche einen freien Nachmittag wo man sich entweder ausruhen oder auf eigene Faust die Stadt entdecken konnte. "Die Orte in Marseille, die wir bereits mit dem Austausch gesehen haben waren ja schön und gut, aber jetzt ist es an der Zeit, dass wir den Anderen "unser Marseille" zeigen!" meinte noch eine der Marseillerinnen, bevor sie mit den "Anderen" in die Stadt verschwand.

Au milieu de la semaine avait lieu l'évaluation intermédiaire de l'échange. Son objectif est d'instaurer une technique de communication constructive, et de permettre aux jeunes participant-e-s de passer une semaine dans la convivialité et éviter les mal entendus et les frustrations. Pour cela, chaque participant-e s'est exprimé-e librement sur ce qu'il-elle voulait faire et sur ce qu'il-elle préférait qu'il n'y ait pas durant cette semaine.
Après l'évaluation, la deuxième session d'atelier a commencé. Les cinq groupes se sont constitués et le groupe de cuisine a préparé le déjeuner pour les autres.

L'après-midi, les participant-e-s avaient quartier libre. Ils avaient donc le choix entre rester se reposer à l'auberge, ou bien découvrir de nouveaux lieux de la ville, "l'autre Marseille qu'on n'a pas encore vu dans l'échange" comme l'a précisé une participante marseillaise. 

Am vorletzten Tag des Austauschs fanden sich alle zusammen, um eine letzte interkulturelle Übung zusammen zu gestalten. So wurden drei mononationale Gruppen gebildet und jeder drei grosse Blätter gegeben. Auf jedes sollten zu jeweils einem Land Begriffe aufgeschrieben werden, welche jeder Gruppe spontan einfielen. Am Ende kam man dann in der ganzen Runde wieder zusammen und stellte sich seine Ergebnisse vor. "Es war interessant zu sehen, was den Anderen spontan zu unserem Land eingefallen ist und inwiefern wir uns auch in unseren Vorstellungen überschnitten oder total unterschieden!" sagte einer der marokkanischen Teilnehmer am Ender der Übung.

Neben der letzten interkulturellen Übung stand am selben Tag danach der letzte grosse Ausflug an. Alle zusammen ging man zum alten Hafen, um ein Boot zu nehmen und zur Frioul Insel überzusetzen. Diese Insel, die bekannt für ihre deutschen Bunker aus dem 2. Weltkrieg ist, war schliesslich die perfekte Abwechslung zur lauten und schnellen Stadt. Man nutzte die Gelegenheit, um sich am Strand in Ruhe zu sonnen und zwei verrückte Deutsch wagten sich sogar ins Wasser, was von Marseilleern und Marokkanern mit einem Kopfschütteln aufgenommen wurde, da das Wasser im März für mediterrane Verhältnisse sehr kalt ist.


L'avant-dernier jour de l'échange, les participants se sont retrouvés pour un dernier exercice interculturel, divisé en trois groupes par pays. Chaque groupe était équipé de trois feuilles et devait écrire spontanément des adjectifs décrivant leur pays et les deux autres. Ensuite, ils se sont rassemblés pour lire les résultats. "Il était intéressant de voir ce que les autres pensaient de notre pays et à quel point on se croisait dans nos attentes" a raconté un participant marocain à la fin de l'exercice.

Pour terminer la rencontre, une dernière grande balade s'est effectuée sur le  Vieux Port pour prendre le bateau de l'île de Frioul. Cette île, connue pour ses bunkers allemands de la seconde guerre mondiale, était l'alternative parfaite pour se reposer loin de la ville bruyante. Cela a été l'occasion de bronzer en toute tranquillité et de nager pour les allemands les plus courageux. Pour les marseillais et les marocains, il faisait encore trop froid pour se baigner en ce mois de mars. 

Zum letzten Tag, dem Samstag, wurde der letzte Workshop veranstaltet, um Film-, Fotoroman-und Tanzprojekte zu beenden, um sie am interkulturellem Abend, der bei jedem unsere Austausche stattfindet, zu präsentieren. Dies nahm den ganzen Vormittag ein und wurde mit Kartoffelpuffern und mehreren Quiche der Kochgruppe belohnt. Am Nachmittag kamen alle in in mononationalen Gruppen zusammen, um für die Anderen ihre jeweiligen Spezialitäten aus ihrem Land zu präparieren.


Le dernier jour, samedi, les participants ont retravaillé dans leur groupe pour terminer les projets de film, photo roman et danse. Tous les travaux devaient être prêts pour la soirée inter-culturelle. La fin des travaux a duré toute la matinée. Pour les récompenser, le groupe de cuisine a offert aux jeunes des "Kartoffelpuffer" (des beignet frits de pommes de terre et d'oeufs), ainsi que  plusieurs quiches au déjeuner. L'après-midi les jeunes se sont retrouvés encore une fois par nationalité pour préparer leurs spécialités nationales à la soirée inter-culturelle. 

Am Sonntag sehr früh am Morgen mussten alle abreisen. Wie halbtot traten alle aus ihre Zimmern, um sich auf ihren Heimweg vorzubereiten. Auch wenn man gerade an dem Morgen aufgrund der kurzen Nacht keine strahlenden Augen sehen konnte, so hatte man doch den Eindruck, dass die Woche allen Spass gemacht hat und sich schon viele auf die dritte Phase im Juli in Berlin freuen…


Dimanche matin, très tôt, c'était le grand départ. Fatigués par la soirée de la veille mais très contents de leur semaine, tous les jeunes sont repartis motivés en pensant à la future rencontre de juillet à Berlin...